Actualités  |  27.07.2020


Vers la synergie des acteurs dans le secteur forestier de RDC

La FIB et la CNCEIB ont signé un protocole d’entente en avril 2020 pour participer à l’amélioration de la gouvernance forestière.

 

Towards the synergy of actors in the DRC forestry sector
De gauche à droite, une équipe composée d’un délégué de la DIB et de trois délégués de CNCEIB lors de négociation de clauses sociales du cahier des charges dans la province de Mai ndombe

Animées par le souci de l’amélioration de la gouvernance du secteur forestier en RD Congo, la Coalition Nationale contre l’exploitation illégale du bois (CNCEIB), un regroupement des organisations et réseaux de la société civile environnementale de la RDC et la Fédération des Industriels du Bois (FIB), le syndicat des exploitants forestiers industriels du bois en RDC ont scellé un partenariat par la signature d’un protocole d’entente intervenue en avril 2020.

Étant au cœur de l’action environnementale et forestière, la situation liée à l’exploitation illégale des forêts doit interpeller les différents acteurs de la RDC et les inviter à tirer des leçons susceptibles d’aider à limiter et/ou à réduire les dégâts qui pourront subvenir à la suite des activités illégales au sein ou en dehors des concessions forestières.

En procédant à la signature du protocole d’entente, les parties se sont engagés à collaborer activement dans la lutte contre l’exploitation illégale du bois qui constitue en même temps un fléau pour la société et un frein pour le développement de l’industrie forestière en RDC.

Pour les deux organisations, la bonne gouvernance dans le secteur est aussi une question de responsabilité commune des acteurs tant du secteur privé que ceux de la société civile dans un élan de mutualisation de leurs efforts, notamment dans le domaine de la promotion et de la gestion durable des forêts congolaises ainsi que dans l’application des lois et règlements du secteur.

Des actions conjointes de suivi et de monitoring pour vérifier les actes d’exploitation illégale commis par des personnes sans qualité ni titre notamment dans les concessions forestières, le partage des informations susceptibles d’aider à combattre de manière opérationnelle l’exploitation illégale du bois et la participation active dans le processus d’amélioration de la gouvernance forestière, notamment par l’APV-FLEGT et la Certification forestière, sont les moyens qui seront utilisés pour aller au bout de leurs objectifs.

A en croire Bienvenu Ngoy Isikimo, président du collège d’orientation de la CNCEIB : « la collaboration avec la FIB constitue une opportunité de poursuivre et de renforcer le plaidoyer pour l’amélioration de la gouvernance forestière ».

Dans la même optique, Gabriel Mola Motya, président de la FIB a estimé que la construction des synergies entre la société civile et le secteur privé est possible mais celle-ci doit s’inscrire dans une intégration progressive d’initiatives et d’actions.  Ainsi cela contribuera véritablement au développement du secteur forestier aussi par la maîtrise des intrusions qui n’aident pas à son développement. Somme toute, les parties doivent mutualiser leurs efforts dans la recherche des moyens pour la mise en œuvre efficace et efficiente des actions de communication, de renforcement des capacités des acteurs, de suivi et monitoring sur le terrain et de plaidoyer auprès des autorités. Il en va de la promotion de la gouvernance forestière qui doit profiter à toutes les parties prenantes : État, populations riveraines et entreprises forestières.