Actualités  |  20.05.2021

Le mandat de la Facilitation de la République Fédérale d'Allemagne du PFBC prolongé jusqu'à fin 2022

La crise sanitaire ayant retardé la mise en œuvre de la feuille de route de la Facilitation de la République Fédérale d’Allemagne, son mandat a été prolongé jusqu’à la fin de l’année 2022.

Le mandat de la Facilitation de la République Fédérale d'Allemagne du PFBC prolongé jusqu'à fin 2022

Comme l’annonce le PFBC sur son site internet, le PFBC sera piloté jusqu’en 2022 par l’équipe de la Facilitation de la République fédérale d’Allemagne avec comme Facilitateur l’Honorable Dr Christian Ruck, assisté du Co-Facilitateur, le ministre Raymond Mbitikon de la République centrafricaine. Le mandat devait initialement se terminer en 2021.

L'objectif principal de la Facilitation pour 2020 à 2022 est de contribuer à la préservation et à l'utilisation durable des paysages forestiers incroyablement riches d'Afrique centrale. La sauvegarde de leur intégrité est cruciale pour le développement durable des États et des populations du Bassin du Congo et pour relever les défis mondiaux tels que le déclin de la biodiversité ou le changement climatique.

La Facilitation allemande du PFBC a entre autres pour ambition :

  • De consolider des dialogues avec la Chine
  • De mettre en œuvre la Déclaration de N’Djamena sur la transhumance
  • De promouvoir le fait que les pays du Bassin du Congo parlent d’une même voix lors des grands sommets climat et biodiversité de l’année 2021, afin que le bassin du Congo puisse percevoir une juste part par rapport à ses efforts de conservation et de gestion durable de ses ressources forestières.

Comme l’explique le Dr Christian Ruck, « c’est important que ce ne soit pas seulement la voix des gouvernements qui soit entendue, mais aussi celle des populations, scientifiques, leaders d’opinion, entreprises, organisations... tous ses acteurs sont représentés dans les septs collèges du PFBC et travaillent sur une Déclaration commune du bassin du Congo. »

Pour atteindre ses objectifs et mettre en œuvre sa feuille de route, la Facilitation de la République Fédérale d’Allemagne du PFBC va s'appuyer sur le travail important des membres du Partenariat du PFBC mais aussi sur les résultats des Facilitations précédentes.

Après une visite au Cameroun au début du mois de mai, le Facilitateur du PFBC s’est rendu au Gabon pour rencontrer les membres du PFBC.               Le 12 mai, les membres du collège du secteur privé du PFBC au Gabon ont été reçus à l’Ambassade d’Allemagne à Libreville. Il y avait des représentants de plusieurs sociétés (Olam, Woodbois), des associations professionnelles (UFIGA, ATIBT) et des organisations de certification de gestion durable des forêts (FSC et PEFC-PAFC).

Après une introduction sur les trois axes stratégiques actuels du PFBC, Dr Ruck a expliqué qu’à la suite de l’intensification de la déforestation au Brésil, le bassin du Congo est actuellement, en termes de capacité d’absorption de CO2, « le poumon » le plus important de la planète devant le Brésil.

L’axe stratégique pour renforcer le dialogue avec la Chine est appuyé par un projet attribué à la GIZ, qui prévoit d’organiser une série d’ateliers autour de la question « Comment peut-on influencer le marché du bois tropical international ? ».

 

L’axe stratégique pour entrer dans les discussions et négociations climat avec une voix commune pour le bassin du Congo (la Déclaration PFBC) devra permettre d’obtenir un accord pour préserver des forêts en échange d’obtention de fonds climat. Une conférence sera organisée, à laquelle participeront les représentants de l’administration, des partenaires techniques et financiers et le secteur privé (les gestionnaires des permis forestiers) pour échanger sur les rôles et responsabilités de chacun, et la redistribution des fonds.

Ensuite les membres du secteur privé se sont exprimés sur les sujets suivants :

  • L’importance de reconnaître le rôle des entreprises forestières certifiées ou en voie de certification pour la préservation des forêts, et des services écosystémiques liés, ainsi que pour le développement local ;
  • L’importance du plan d’action FLEGT et d’une augmentation de surface des forêts certifiées pour lutter contre l’exploitation illégale et la concurrence déloyale sur les marchés du bois ;
  • L’importance de ne pas « esquisser » les entreprises certifiées et de trouver des outils financiers pour leur permettre de continuer à investir ;
  • Le besoin d’appui aux États par les partenaires techniques et financiers pour réhabiliter et élargir des infrastructures durables (chemins de fer, fleuves) ;
  • Le besoin de trouver des investisseurs pour mieux valoriser les produits connexes et déchets de l’industrie du bois. Au Gabon, actuellement, seulement 30% de la production forestière est exportée ;
  • Le rôle potentiel de l’agroforesterie dans les zones riveraines des concessions forestières pour lutter contre la dégradation des forêts et contribuer au développement local.

 

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