Actualités  |  10.12.2021

Mme Sheam Satkuru nommée nouvelle directrice exécutive de l'OIBT

Le Conseil international des bois tropicaux, organe directeur de l’OIBT, a nommé par consensus Mme Sheam Satkuru nouvelle Directrice exécutive de l’OIBT lors de sa 57e  session, qui s’est tenue en visioconférence du 19 novembre au 3 décembre dernier. Elle a remporté le poste parmi une cinquantaine de postulants.

L'ATIBT félicite chaleureusement Sheam Satkuru pour cette nomination.

Mme Sheam Satkuru nommée nouvelle directrice exécutive de l'OIBT

Mme Satkuru, ressortissante de Malaisie, a été la Directrice régionale du Malaysian Timber Council pour l’Europe de 2007 à 2017, et occupe le poste de Directrice des opérations à l’OIBT depuis 2017.

Mme Satkuru est une spécialiste du commerce international, avec des compétences et une expérience éprouvées en matière d’analyse juridique et de politiques dans les domaines des affaires internationales, de la filière forêt-bois, de la communication, des affaires publiques et de la sensibilisation. Elle est aussi une négociatrice chevronnée et expérimentée à l’international. Titulaire d’un master de droit du Kings College de l’Université de Londres, elle a été admise au Barreau anglais en 1993.

Mme Satkuru était l’une des trois finalistes postulant au poste de Directeur exécutif ; dans son allocution d’acceptation, elle a souligné que le principe du consensus constituait l’une des dimensions les plus fortes de l’OIBT.

« L’OIBT ouvre un nouveau chapitre de son long périple », a-t-elle dit. « En tant que première femme nommée Directrice exécutive de l’Organisation, je salue tous les membres du Conseil international des bois tropicaux pour l’esprit de concertation et de collaboration dont ils ont fait preuve. Je m’engage auprès de tous à faire progresser les intérêts de l’OIBT d’une manière juste, équilibrée et équitable pour l’ensemble des membres. »

Le Président du Conseil, M. Kheiruddin Rani, ainsi que les membres ont chaleureusement félicité Mme Satkuru de sa nomination. Mme Satkuru prendra ses fonctions début 2022.

Le Groupe consultatif de la société civile propose la préparation d’un document sur la manière dont l’OIBT pourrait traiter la question du changement climatique.

Dans une déclaration délivrée au nom du Groupe consultatif de la société civile (GCSC) le cinquième jour de la session du Conseil par son Président, M. Chen Hin Keong, le GCSC a recommandé que l’OIBT commissionne la préparation d’un document sur la manière dont les membres de l’OIBT ainsi que le Secrétariat, le secteur privé, le Groupe consultatif sur le commerce, la société civile et le GCSC, pourraient contribuer, par des moyens concrets, à atténuer le changement climatique et à s’adapter à ses effets.

« Les forêts ont été et demeurent incorrectement gérées, et leurs ressources surexploitées et gaspillées », souligne la déclaration. « Comment les membres de l’OIBT œuvrent-ils à mener des actions destinées à mettre en application les différentes Lignes directrices, politiques et rapports qui sont produits au fil des années ? Ce document décrira comment chacune des parties prenantes peut s’y employer. »

Dans sa déclaration, le GCSC indique également que l’utilisation durable et responsable des ressources forestières ainsi que la lutte contre leur utilisation illicite et non durable doivent faire partie intégrante des stratégies de redressement post-Covid-19 si le monde veut « se reconstruire en mieux » dans l’optique d’un avenir viable et résilient.

« Emplois, revenus, moyens d’existence, intégrité culturelle et durabilité sont indissociables », note cette déclaration. « Le défi d’ordre critique ne devrait pas se focaliser uniquement sur les aspects techniques forestiers, car nous ne pouvons pas laisser les problèmes de la gestion durable des forêts (GDF) aux seuls forestiers et aux techniciens  de la forêt. »

Dans sa déclaration, le GCSC a également réitéré sa demande de voir la Discussion annuelle sur le marché (DAM) prendre la forme d’une séance commune réunissant le Groupe consultatif sur le commerce (TAG) et le GCSC. Actuellement, selon la déclaration, les panelistes de la DAM sont plutôt tournés vers les entreprises, « alors que nous savons que les entreprises et les marchés ne fonctionnent pas indépendamment de la santé, de la conservation, de la durabilité, des moyens d’existence, des Peuples autochtones et communautés locales, etc. Le GCSC apporte une expertise et des connaissances qui peuvent enrichir le partage des connaissances et les recommandations formulées par une telle plateforme à l’adresse du Conseil. »

La déclaration du GCSC est consultable en intégralité ici (en anglais).

Une enveloppe de 3,8 millions de $EU annoncée pour les travaux de l’OIBT

Les membres du Conseil ont en 2021 annoncé des contributions (dont celles effectuées entre les sessions) en appui aux travaux de l’Organisation dont le montant se chiffre à 3,77 millions $EU au total. La République de Corée a contribué à hauteur de 1,11 million $EU, le Japon de 848 000 $EU, les États-Unis de 555 000 $EU, le Secrétariat de la CITES de 376 000 $EU, le Fonds Bruno Manser de 200 000 $EU, la Ville de Bâle de 200 000 $EU, la Chine de 100 000 $EU, la FAO de 167 000 $EU, Soka Gakkaï de 89 600 $EU, la Fondation Precious Forests de 11 000 $EU et Kisso-an de 1 720 $EU; une enveloppe de 116 000 $EU a également été mise à disposition à partir des fonds disponibles au sein de l’Organisation.[1]

Ces fonds serviront, entre autres, à financer les efforts menés afin d’accroître la compétitivité du reboisement commercial au Costa Rica, des groupements de femmes de deux départements au Togo dont l’objectif est de restaurer des paysages forestiers dégradés, le rôle de l’OIBT au sein du Programme de la CITES sur les essences d’arbres, le détachement d’un responsable du Service forestier coréen auprès du Secrétariat de l’OIBT, ainsi que la promotion de la consommation de bois durable d’origine locale au Viet Nam. Certains de ces projets et activités ont été partiellement financés et débuteront si le solde de leur budget est financé.[2]

Ce cinquième jour a également permis au Conseil d’adopter sept décisions par consensus, qui sont détaillées ici.

Le Conseil tiendra sa cinquante-huitième session du 7 au 12 novembre 2022 à Yokohama, au Japon. Il a élu M. Jesse Mahoney (Australie) et M. Nurudeen Iddrisu (Ghana) Président et Vice-président pour 2022.

Le Conseil international des bois tropicaux se réunit une fois par an pour discuter d’un ordre du jour très divers dont la finalité est de favoriser la gestion durable des forêts et le commerce de bois tropicaux produits suivant des pratiques durables.

La couverture de la session par les services de reportage de l’IISD peut être consultée (en anglais) sur: https://enb.iisd.org/ITTC57-International-Tropical-Timber-Council

[1] Il peut ne pas s’agir du montant exact.

[2] La liste complète des activités bénéficiant de contributions volontaires figure dans la décision I de la session (qui sera mise en ligne sur le site de l’OIBT vers la mi-décembre).