Actualités  |  27.08.2021

Interdiction d’exportation de grumes : la CEMAC reporte l’entrée en vigueur à 2023

Comme le rapporte le média Le Nouveau Gabon, l’application de la décision d’interdire les exportations du bois en grume ne sera pas effective le 1er janvier 2022, comme il était initialement prévu, pour les six pays de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale).

Interdiction d’exportation de grumes : la CEMAC reporte l’entrée en vigueur à 2023

Ce report d’un an a été décidé lors d’une réunion qui a rassemblé le 28 juillet dernier les ministres en charge des Forêts, de l’Industrie, de l’Environnement, de l’Économie, de la Planification, des Finances et du Budget des États membres de la CEMAC et de la RD Congo.

Les pays de la CEMAC vont ainsi instaurer une période transitoire allant de janvier à décembre 2022 pour procéder aux études préalables de maturation des projets d’investissements dans la transformation du bois, retenus dans le cadre de la première phase du processus d’interdiction des exportations du bois en grume. Lors de la première phase de l‘interdiction, deux zones économiques spéciales ont été identifiées dans chaque pays. Des industries de 1re, 2e et 3e transformation du bois et deux plantations forestières y seront installées. Comme l’explique Duval Antoine Dembi, directeur du développement industriel, des mines et du tourisme au sein de la Commission de la CEMAC, « les plantations forestières ont un rôle économique, social et surtout écologique pour la préservation des écosystèmes du Bassin du Congo ».

En plus de la maturation des projets d’investissements, ce report va permettre aux exploitants forestiers de mieux se préparer à l’entrée en vigueur de l’interdiction d’exporter des grumes, avec l’accompagnement de la Commission de la CEMAC. « De janvier à décembre 2022, pour éviter que le changement de paradigme soit brutal et mette les entreprises du secteur en difficulté, la Commission de la CEMAC a pris sur elle la responsabilité d’accompagner les États pour faciliter ledit changement. Elle va financer avec l'appui de la BAD, l'élaboration des études de faisabilité sur les 28 projets identifiés, afin de juger de leur maturité. Un dispositif régional de fiscalité forestière harmonisé est prévu, ainsi que l'évaluation des mesures de soutien aux entreprises », indique Duval Antoine Dembi.