Actualités  |  05.11.2021

COP26 : plus de 100 pays s’engagent à inverser le cours de la déforestation d’ici 2030

Le second jour de la COP26, une centaine de pays, dont la France, se sont engagés à interrompre la déforestation et à restaurer les forêts d’ici 2030. Les signataires de cet accord représentent 85 % des forêts du monde.

COP26 : plus de 100 pays s’engagent à inverser le cours de la déforestation d’ici 2030

Douze pays se sont engagés dans le cadre de cet accord à mobiliser 12 milliards de dollars de fonds publics d’ici 2025, auxquels viendront s’ajouter 7,2 milliards de dollars d’investissements privés. 1,5 milliards de dollars seront destinés au bassin du Congo, avec la création d’un fonds propre à la préservation de la seconde plus grande forêt tropicale du monde.

Les dirigeants des pays signataires ont promis de renforcer conjointement leurs efforts pour conserver les forêts et les écosystèmes forestiers et accélérer leur restauration, ainsi que de faciliter les politiques de commerce et de développement durables, au niveau international et national.

L’accord souligne également l'autonomisation des communautés locales, notamment des peuples autochtones, qui doivent être pris en compte dans l’exploitation durable des ressources forestières. En outre, il vise à mettre en œuvre et à remanier les politiques et les programmes agricoles afin de réduire la faim et de développer des sources de revenus pour ces populations.

La finance est également un élément clé de cet engagement : les pays signataires ont promis de faciliter l'alignement des flux financiers sur les objectifs internationaux visant à inverser les pertes et les dégradations, tout en garantissant des politiques permettant d'accélérer la transition vers une économie plus verte. Trente institutions financières représentant plus de 8 700 milliards de dollars d'actifs mondiaux se sont ainsi associés à cet engagement  et ont affirmé vouloir éliminer les investissement dans les activités liées à la déforestation.

Face à l’urgence climatique, nous appelons à des actions concrètes et espérons que cet engagement portera ses fruits d’ici 2030 et que les forêts du bassin du Congo en seront bénéficiaires à la hauteur de l’importance qu’elles ont au plan mondial.