Actualités  |  05.11.2021

COP26 : 500 millions de dollars pour protéger les forêts de la République Démocratique du Congo

En parallèle de l’engagement de plus de 100 pays à inverser le cours de la déforestation d’ici 2030, le président de la RDC Félix Tshisekedi et le premier ministre du Royaume-Uni Boris Johnson ont signé une déclaration commune au nom de l'Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI) confirmant un accord décennal (2021-2031) visant à protéger les forêts tropicales du bassin du Congo.

COP26 : 500 millions de dollars pour protéger les forêts de la République Démocratique du Congo

L'accord, qui prend en compte l’ensemble des secteurs économiques du pays, permettra de débloquer des investissements multi-bailleurs sur le terrain totalisant 500 millions de dollars entre 2021 et 2026.

« Avec ses forêts, son eau et ses ressources minérales, la République démocratique du Congo est un véritable pays solution à la crise climatique. Pour protéger notre forêt et promouvoir sa gestion durable, notre priorité, dans le cadre de ce nouveau partenariat, est de renforcer la gouvernance et la transparence dans tous les secteurs d'utilisation des terres. Ce partenariat soutiendra également notre ambition de répondre au double défi de la sécurité alimentaire et du changement climatique par une agriculture durable, principalement dans les savanes », a déclaré Félix Tshisekedi.

Grâce à ce nouveau partenariat décennal, la RDC vise d'abord à plafonner la perte de couverture forestière à sa moyenne de 2014-2018 et à inverser le cours de la déforestation. Le partenariat favorisera également la régénération de 8 millions d'hectares de terres et de forêts dégradées, et placera 30 % des zones nationales sous un statut de protection, y compris les zones où les communautés locales entreprennent des efforts pour gérer durablement les forêts.

Dans un contexte de forte tension démographique, la perte de forêts en RDC est principalement due à une population croissante qui dispose de peu de moyens de subsistance en dehors des revenus liés à la forêt et qui dépend essentiellement du bois de chauffage pour cuisiner, tout cela en l'absence de planification de l'utilisation des sols. Toute solution proposée pour endiguer la perte de forêts en RDC doit donc se concentrer sur le développement rural, la réduction de la pauvreté et une meilleure sécurité alimentaire.

Le soutien de la CAFI, qui s'élève à 500 millions de dollars sur les cinq premières années, fait plus que doubler les 190 millions de dollars fournis dans le cadre de la première lettre d'intention (2015-2020), dont les objectifs ont été atteints grâce à un portefeuille de vingt programmes qui ont soutenu des réformes à grande échelle dans les domaines de l'agriculture, de l'aménagement du territoire et du régime foncier, orienté les activités agricoles vers des dizaines de milliers d'hectares de savanes, et amélioré les moyens de subsistance de centaines de milliers de personnes.

L'annonce faite à la COP26 conclut des mois de discussions entre les bailleurs de fonds de la CAFI et les ministres de la RDC, dans lesquelles la société civile nationale a été pleinement impliquée. Le communiqué de presse du groupe de travail climat REDD+ Rénové de la société civile environnementale est consultable ici.

 

Source : undp.org