Actualités  |  26.10.2026

Bioéconomie forestière : mieux faire reconnaître la contribution du bois durable

Les 24 et 25 septembre 2026, les sessions conjointes de l’ACSFI et de l’ICFPA, suivies de la 67e session de l’ACSFI, se sont tenues au siège de la FAO à Rome, en Italie. Ces rencontres ont mis en lumière les possibilités offertes par les produits forestiers pour répondre aux défis climatiques et économiques. Les échanges ont aussi souligné les obstacles à lever pour permettre aux filières durables de développer pleinement leur potentiel. 

Bioéconomie forestière : mieux faire reconnaître la contribution du bois durable

Comment mieux intégrer les produits forestiers dans une économie moins dépendante des ressources fossiles ? Cette question a traversé les échanges entre le Comité consultatif de la FAO sur les industries forestières durables (ACSFI) et le Conseil international des associations forestières et papetières (ICFPA). Construction bois, valorisation des résidus, innovation et financement ont été abordés, avec une préoccupation commune : rapprocher les politiques publiques des réalités des entreprises et des territoires. 

Des perspectives pour la construction et la transformation locale 

Les travaux présentés par la FAO et Bauhaus Earth montrent qu’un recours accru aux produits de bois d’ingénierie dans la construction urbaine pourrait entraîner une hausse importante de la demande, notamment en Afrique et en Asie. Ces usages peuvent contribuer à l’atténuation du changement climatique grâce au stockage du carbone dans les produits et à la substitution de matériaux dont la fabrication génère davantage d’émissions. 

Les participants ont toutefois souligné la nécessité de mieux prendre en compte les flux commerciaux, les coûts de transport, la transformation locale et les spécificités des marchés africains. La possibilité d’une étude consacrée à l’Afrique, associant des experts régionaux, figure parmi les pistes à explorer. 

Pour la filière tropicale, ces réflexions rejoignent des enjeux essentiels : valoriser durablement la ressource, renforcer les capacités de transformation dans les pays producteurs et développer des débouchés adaptés aux marchés.

Lever les freins économiques et mieux communiquer 

Les échanges ont mis en évidence plusieurs difficultés : manque de cohérence des politiques publiques, accès limité aux financements, contraintes réglementaires et perceptions négatives de l’utilisation du bois. Les participants ont appelé à mieux documenter la contribution des filières forestières à l’emploi, au développement économique et aux services écosystémiques. 

Une estimation présentée par la FAO, l’Organisation internationale du Travail et l’Institut Thünen situe à au moins 42 millions le nombre d’emplois directs, formels et informels, dans le secteur forestier mondial. Ce chiffre ne couvre cependant pas l’ensemble des emplois indirects et des activités connexes. 

La communication constitue également un levier. La FAO a présenté les avancées de l’initiative « Grow the Solution », destinée à mieux faire connaître la contribution du bois durable aux enjeux du climat, du logement et du développement. 

Ces orientations font écho aux missions de l’ATIBT : promouvoir les bois tropicaux légaux et certifiés, expliquer les liens entre gestion durable et valorisation économique des forêts, et porter les réalités de la filière dans le dialogue international. 

 

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